SAR la Princesse Lalla Meryem, présidente de l`Observatoire national des droits de l`enfant (ONDE) a présidé, vendredi soir à Marrakech, le lancement des sessions régionales du Parlement de l`enfant.
A son arrivée au siège du Conseil de la ville, Son Altesse Royale a passé en revue un détachement de la garde municipale, qui rendait les honneurs avant d`être saluée par MM. Mustapha Sahel, ministre de l`Intérieur, Habib Malki, ministre de l`Education nationale, de l`enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique, Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la santé, et Mme Yasmina Baddou, secrétaire d`Etat chargée de la famille, de la Solidarité et de l`action sociale.
SAR la Princesse Lalla Meryem a été également saluée par le wali de la région Marrakech-Tensift-El Haouz, M. Mohamed Hassad, le président du conseil de la ville de Marrakech, M. Omar El Jazouli, le commandant de la place d`armes, le directeur exécutif et les membres de l`ONDE, les représentants de certaines organisations internationales, ainsi que par d`autres personnalités civiles et militaires.
Lors de cette cérémonie, il a été procédé à la projection d`un reportage retraçant les principales activités et actions de SAR la Princesse Lalla Meryem dans le domaine de l`enfance.
Intervenant à cette occasion, Mme. Nadia Chafii, représentante du jury représentant les enfants parlementaires sortants, a passé en revue les résultats des sessions régionales précédentes, faisant remarquer que ces sessions constituent les principales activités du Parlement de l`enfant et une plate-forme pour l`ouverture d`un véritable dialogue sur toutes les questions intéressant l`enfance.
Ces sessions, a-t-elle poursuivi, ont été l`occasion pour débattre des questions se rapportant notamment à la protection de l`enfant contre la violence, le mauvais traitement et l`exploitation, à la Charte de l`école et à l`élargissement des domaines des compétences et des mécanismes d`intervention du Parlement de l`enfant.
Quant aux propositions faites par les enfants parlementaires, elles ont porté en majorité sur la nécessité de créer des centres d`écoute pour enfants victimes de violence, de renforcer le système de contrôle et de lutte contre l`emploi des enfants, de désigner des assistantes sociales au sein des établissements scolaires et de créer des sections du Parlement de l`enfant auprès des différentes académies du Royaume.
Pour sa part, la représentante des nouveaux enfants parlementaires, Salma El Yamani, a affirmé que la session de Marrakech à laquelle ont pris part les régions de Marrakech- Tensift- Al Haouz, de Tadla- Azilal, et Doukala-Abda, a été marquée par la présentation du programme et du plan d`action de cette session, d`autant plus qu`il a été procédé à l`explication des différentes dispositions de la convention onusienne des droits de l`enfant.
Cette session a été également l`occasion de débattre de la question du suivi et de la préparation du Plan d`action national pour e`Enfant (PANE), et de définir les priorités de l`enfance au Maroc notamment, la protection de l`enfant contre la violence sous ses différentes formes et la généralisation de la culture des droits de l`enfant à la santé, à l`éducation et à la scolarisation.
Au terme de cette cérémonie, SAR la Princesse Lalla Meryem a posé pour des photos souvenirs avec les enfants parlementaires.
Cette rencontre, qui constitue une occasion pour établir un diagnostic de la situation de l`enfance au Maroc, s`inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement en vue de mobiliser les enfants et les jeunes à prendre part au processus de la préparation du PANE.
Lancé par le Secrétariat d`Etat chargé de la famille, de l`enfance et des personnes handicapées, en collaboration avec le système des Nations Unies et particulièrement l`UNICEF et le Fond des Nations Unies pour la population (FNUAP), le PANE a pour objectif de permettre aux enfants du Maroc d`exercer leur droit à la participation au processus décisionnel et aux affaires qui les concernent et ce, conformément aux directives royales, qui mettent l`accent sur la nécessité d`intégrer ce processus dans la politique de démocratisation, de décentralisation, de proximité et de modernisation engagée par le Royaume.